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 Rubrique:  Accueil » VHS » Films historiques » La Passion du Christ  
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La Passion du Christ

La Passion du Christ
Directeur: Mel Gibson
Acteurs: Jim Caviezel, Monica Bellucci, Maia Morgenstern, Luca Lionello, Hristo Naumov Shopov
Studio: TF1 Vidéo

Acheter D'occasion: EUR 49,75



Évaluation moyenne des clients: 3.5 sur 5 étoiles 45 commentaires
Classement parmi les ventes: 1235

Dimension: Pal
Média: Cassette vidéo
Poids (kg): 0.6
Dimension (cm): 7.9 x 4.8 x 1.2

EAN: 3384442056854
ASIN: B00023PIFC

Date de parution: Octobre 7, 2004
Disponibilité: Expédition sous 1 à 2 jours ouvrés
Expédition: Livraison internationale disponible

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5 sur 5 étoiles Des hommes trop humains   Novembre 18, 2008
Ce film a été décrié lors de sa sortie en salle, en 2004. La plupart des juifs pratiquants hurlaient alors au scandale (des scènes montrant les juifs donnant Jésus aux Romains), tandis que les chrétiens de tous horizons se sentaient pris d'une certaine "religiosité". C'est la raison pour laquelle, je ne suis pas allé voir le film au cinéma. En fait, je l'ai découvert en DVD.
En ce qui me concerne, l'oeuvre n'a pas été une révélation majeure car m'étant intéressé à divers courants ésotériques, j'ai cherché des lumières sur l'enseignement de Jésus. Je disais donc que l'oeuvre présentée ici n'a pas été une révélation, et pourtant, le travail d'écriture et de réalisation de Mel Gibson est extraordinairement riche de sens et de précision. Richesse et précision pas nécessairement historiques puisque, concernant la vie de Jésus nous n'avons presque rien: 4 évangiles récupérés par l'Eglise ainsi que quelques textes apocryphes. Mais en y regardant bien, le travail de Mel Gibson est sûrement plus de la transcendance personnelle que de la religion proprement dite. Les acteurs sont magnifiques, notamment Jim Caviezel à qui rien n'est épargné. Il avait dit avoir souffert durant le tournage. Et puis, là, cette cruauté humaine édifiante jetée au visage du spectateur...
Friedrich Nieztche, philosophe torturé du XIXe siècle, avait écrit un ouvrage ayant pour titre "humain, trop humain". Quand vous entendez des gens dire que tel ou tel crime qui a été commis est inhumain, Nieztche leur aurait répondu que bien au contraire, même les pires atrocités sont humaines, puisqu'elles sont commises par des hommes qui sont, quant à eux, bel et bien humains. Quand vous entendez le discours des sages, vous vous dites parfois qu'ils ne sont plus de ce monde. En fait, ils ont perdu leur pendant humain constitué d'émotions inutiles, de toutes sortes de passions, et d'illusions vaines. Nous sommes tous "humains, trop humains" avec des sursauts de cruauté que nous ne pouvons imaginer parce que nous ne sommes pas confrontés à des situations extrêmes. Jésus, quant à lui, n'était plus un homme pris par des sentiments rédhibitoites, c'est-à-dire qu'il avait en lui transcendé le domaine de l'humain rivé à ses passions. Jésus était passionnément sans passion. Ce qui veut dire que sa volonté n'était pas de ce monde. Sa seule inclination était celle de la lumière; elle n'avait aucun intérêt, ni moral ni humain; elle était liée à l'esprit même du monde divin, c'est-à-dire le monde de l'homme révélé.
Que des hommes soient capables de vouloir détruire un coeur pur, par leurs actes et leur vilenie, cela nous heurte et nous attriste. Pourtant, chaque jour, nous nous comportons de la même façon, pour beaucoup d'entre nous sans le savoir certes, que ce soit dans le fait d'arracher une fleur, fouler au pied une plante, écraser d'un geste brusque un insecte, tuer un animal pour le plaisir, insulter un homme, une femme, un enfant... refuser un sourire... autant d'actes anodins si j'ose dire, mais qui pourtant noircissent l'âme.
"Mère, pourquoi pleures-tu? Vois, je rends toute chose nouvelle!" Ces mots, dits par Jésus à Marie, lorsqu'il est conduit par les Romains jusqu'au Mont du Crâne pour y être crucifié, ont résonné comme un écho. Comment nous serions-nous comportés si nous avions été à la place de celui qui a été battu, fouetté, bafoué, insulté, humilié, torturé, jugé, condamné puis crucifié? N'aurions-nous pas eu en nous les vents de la colère et de la haine? Ne nous serions-nous pas lamentés, défendus bec et ongles en protestant contre le sort subi?
Il rend toute chose nouvelle en ne portant pas dans son coeur une fatalité trop humaine. Toute chose, chacun de ses actes, a été décidé. Il fait selon son coeur, et il n'agit pas sous la pression des hommes. Comment peut-il avoir du ressentiment pour ceux qui l'assaillent? Imaginez être dans une cour de récréation avec des enfants de quatre ans, qui vous assaillent, vous parodient, rient de vous... Vous, vous savez que ce n'est qu'un jeu. Et les enfants, que voient-ils de vous? Leur en voudrez-vous parce qu'ils ne savent pas? Auriez-vous de la haine contre eux? Que dire?
Mel Gibson nous a livré là une oeuvre capitale. Elle a été mise en images avec efficacité. Mais au-delà des images et des mots, le message vole directement jusqu'à notre âme. Et elle seule demeure consciente de la vie qu'elle porte. Tout le reste, ce que nous vivons et faisons en tant qu'hommes ordinaires, n'est que simulacre.



5 sur 5 étoiles Un chef d'oeuvre spirituel, théologique et cinématographique   Novembre 14, 2008
Ce film mérite d'être vu, au-delà des polémiques de mauvaise foi qu'il a dû subir.

Ce sont ses qualités propres qui ont justement engendré ces polémiques, tant la force et la clarté du film en imposent.

Mel Gibson a composé un film d'une grande fidélité aux Evangiles. Certes, il a fait la part de la tradition (Véronique, clous dans les mains et non les poignets,...), mais jamais le propos ne dérive du message principal du Christ et donc du film: il a souffert sa Passion pour racheter les péchés des hommes, tous les péchés de tous les hommes.

C'est pourquoi la violence du film n'est pas du tout exagérée. Dans les Evangiles, Jésus est bien fouetté, flagellé, battu, longuement. A l'époque, les croix pesaient effectivement 40 à 50 kilos et les différents types d'instruments de torture existaient bien.
Et les violences extrêmes subies par le Christ sont à la hauteur des péchés humains, ni plus, ni moins.

C'est pourquoi également l'accusation d'anti-sémitisme est évidemment ridicule. Le film est simplement fidèle aux Evangiles et à l'Histoire: ce ne sont évidemment pas "les Juifs" qui ont condamné ou fait condamner Jésus, mais certains hiérarques qui souhaitaient défendre leur position contre un "prédicateur" gênant. De bonne foi, aucune trace d'anti-sémitisme ne figure dans le film.

Ce film est également très bien construit du point de vue spirituel et théologique, car il est dense, va à l'essentiel et les flash-backs montrent en quoi la messe catholique est un rappel, un "condensé" de l'enseignement et de la Passion du Christ. C'est un bon "résumé" de la foi.
Les parallèles visuels (pain/corps du Christ, vin/sang du Christ, lavement des pieds/souillures de la torture, amour maternel/amour de Marie,...) sont à la fois simples et forts.
La représentation du diable, qui est un ange (donc sans sexe déterminé) déchu, est très juste: à la séduction froide et ambigue mais jamais ouvertement violente ou caricaturale, aride (son "domaine" entr'aperçu à la fin du film est intelligemment figuré), sans âge et "déformant" des enfants (l'âge de l'innocence).

Humainement, les tourments de Ponce Pilate, l'amour maternel authentique de Marie, l'évolution de Simon de Cyrène, les remords de Judas, les hésitations et lâchetés de Pierre sont extrêmement vraies. Elles nous interpellent directement mais aussi nous "rassurent" en nous montrant, dans le cas de Pierre, que le chemin est difficile.

A part peut-être celui qui joue Jean et Monica Bellucci pas complètement crédible, les acteurs sont d'ailleurs vraiment bons et justes.

Du point de vue cinématographique, le jeu des regards (Pierre/Jésus, Jésus/Marie, Pierre/Marie, Marie/Satan, Ponce Pilate/sa femme,... mais aussi ce qui arrive aux yeux de Jésus et à ceux du "mauvais larron") est très signifiant et fort réussi.
L'ambiance sonore soutient utilement le propos. L'image et la lumière plutôt réalistes sont réussies. Seuls les mouvements de terrain après la mort du Christ sont mal rendus.

Il ne faut pas hésiter à se laisser "porter" par le film. Le ressentir est essentiel. La croix et l'acceptation de sa passion par Jésus-Christ ne peuvent plus être regardés exactement de la même manière après avoir vu un film aussi profond.

A ceux qui l'ont vu, on ne peut que conseiller de le revoir au moins 2 ou 3 fois à intervalles réguliers, car ils y trouveront à chaque fois quelque chose de nouveau et pourront se concentrer sur des aspects particuliers (le portement de croix proprement dit; l'attitude des soldats romains; ses propres réactions de spectateur face à un film que l'on connaît déjà et que l'on peut davantage "digérer") ou des personnages particuliers (notamment Marie, Pierre, Simon de Cyrène et Ponce Pilate).

A ceux qui ne l'ont pas vu, on ne peut que conseiller de le découvrir, en mettant de côté tous les a priori et les critiques entendus par ailleurs (pour ne pas "polluer" sa vision et ne pas être simplement dans l'attente des moments de violence), et de se laisser toucher, même par les violences les plus dures. Il n'y a pas de honte à pleurer, par exemple. Il vaut d'ailleurs mieux se laisser toucher pour pouvoir mieux apprécier la profondeur des acteurs et la profondeur du propos et de sa représentation.

En bref, un film fort, dense, clair, simple et qui touche et émeut beaucoup, dans le sens de l'humilité, de la miséricorde et de l'espérance malgré l'ampleur des péchés, la difficulté du chemin et les violences subies.



1 sur 5 étoiles sanglant mais rien de neuf   Octobre 10, 2008
 0 sur 2 ont trouvé ce commentaire utile

Le seul intérêt de ce film est de montrer la violence de ce qu'aurait subi Jésus. Pour le reste , il y a beaucoup à dire notamment sur la véracité historique de ce qui est montré.

Le problème de ce film est donc qu'il veut être réaliste mais donne à voir un événement uniquement d'après l'angle de vue symbolique et souvent grotesque des textes chrétiens ("officiels" et apocryphes notamment avec le coup de la "sainte lance" et la "sainte éponge"). Et que deviennent toutes les études historiques, les analyses, la recherche sur ces sujets ? Disparus au profit du grand spectacle sanguignolant des pulsions chrétiennes morbides. On peut donc bien parler d'une oeuvre de propagande, c'est-à-dire que ce film veut convertir au message du Christ en disant "regardez comme il a saigné pour vous bande d'ingrats" sans s'attacher à vérifier la véracité des faits relatés dans le Nouveau Testament.

Quitte à faire autant de cinéma autant d'un film sur le Christ, autant en faire un qui traite de façon impartial et le plus réaliste possible à la fois de sa vie, son message et sa mort. N'oublions pas que sa mort est alors un non-événement (qui se soucie de la mort de Jésus en 30 ap JC dans le monde romain polythéiste d'alors, dans une lointaine préfecture ?). De même, celui qui permettra à la religion chrétienne sera Paul près de 20 ans plus tard.



1 sur 5 étoiles Le Christ pour les nuls   Août 31, 2008
 2 sur 5 ont trouvé ce commentaire utile

Pas de problème, un film qui colle parfaitement à cette époque de retour du religieux : hystérique, indigent, stupide, médiocre, vide, spectaculaire, sans âme et prosélyte. Évidemment, ce pur produit d'un excité de la sacristie n'a pas manqué son coup : extasier les dévots fanatiques et tous les incultes du 7ème art ou ceux qui n'ont jamais touché une page de la Bible ou d'un livre traitant du Christ ou du christianisme. Nul besoin de s'enquiloser avec une once de réflexion sur le religieux, le transcendant ou le destin et la nature du Christ. Marre de ces subtilités, on veut du sang, des tripes !

Que ce machin bête et immonde ait rendu foldingues toutes les copies carbone de Mel Gibson, en gros les grenouilles de bénitier genre chrétiens évangéliques à la pure sauce américaine (pro-peine de mort, anti-avortement, créationnisme et compagnie), passe encore, ça semble logique. Qu'il ait dans nos contrées porté à la simili-révélation des petits athées incultes sortis en larmes des salles de cinéma, c'est le fond du désespoir - ou du comique, au choix.

Le film est tourné en araméen. Pourquoi ? Pour "faire vrai". Lourdingue et inutile lubie de Saint-Gibson, qui aurait plutôt dû s'inquiéter de la nullité de son film. Niveau réalisation, on touche au summum hollywoodien : synthés grandiloquents, scènes de combat dignes de l'Arme Fatale, ralentis pompeux. Comme c'est évangélique ! A quand une reconstitution en 3D du Temple de Jérusalem ? D'une bêtise à chialer.

Script ? Je vous le fais :

"Dans une inquiétante pénombre, avec musique oppressante, à la lueur de quelques torches surgissent d'imposants prêtres juifs aux voix sentencieuses et aux yeux étincelants de violence et de haine : ce sont les méchants. Le jardin de Gethsémani baigne tout entier dans une lumière bleue comme tombée du ciel. Au milieu de cette ambiance céleste apparaît une brebis déjà martyrisée par l'angoisse sanglante de sa mort certaine : c'est le gentil. Le gentil sera transformé en chair à saucisse par les méchants (dont vous faites partie, vilains spectateurs), parce qu'il est fils de Dieu et que grâce à ses souffrances, nous serons tous rachetés pour nos péchés, ouais !" Parce qu'il faut le savoir : plus y'a du sang, plus vous avez la foi. La force d'une ferveur se mesure au litron de sang versé par les gros méchants patibulaires. Vous ne le saviez pas ? Maintenant vous le savez.

Éjectons illico les "débats" abrutissants suscités par le film : "Trop violent" ? A peine moins qu'un film gore de 3ème zone. "Antisémite" ? Alors les Évangiles sont antisémites, puisque le film n'en est qu'une adaptation hystérisée. Peu importe. Inutiles débats comme toujours, permettant de passer à l'as le seul point important : cet ATTENTAT cinématographique, ce martyre pour les sens et l'intellect. C'est le spectateur le vrai crucifié, c'est lui qui gravit les stations du Calvaire !

Pasolini nous avait offert son "Évangile selon Saint-Mathieu", Scorsese sa "Dernière Tentation du Christ", Dreyer sa sublimissime "Passion de Jeanne d'Arc" (une *vraie* Passion cinématographique) ; Mel Gibson, ce petit Torquemada idéologique des temps modernes, ce chef de file du retour du simili-religieux, nous a infligé sa toute petite Passion pestilentielle, ses petits miasmes pseudo-métaphysiques.

Et innombrables sont les extasiés de la dernière heure qui ont cru toucher au transcendant.



1 sur 5 étoiles Ridicule   Novembre 11, 2007
 4 sur 15 ont trouvé ce commentaire utile

L'absence totale de recul et d'originalité de ce film en font un navet risible. Sa violence si gratuite le rend abject, au même titre que n'importe quel Steven Seagal. Voilà ce qui arrive quand un riche idiot arrête de boire et se croit investi d'une mission divine.



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