Citizen Kane | 
| Acteurs: Orson Welles, Joseph Cotten, Buddy Swan, Ray Collins, Sonny Bupp Studio: Éditions Montparnasse
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Dimension: Noir Et Blanc, Plein écran, Mono, Pal Langues: Français (Subtitled), Français (Original Language), Anglais (Original Language) Classement: Tous publics Poids (kg): 0.2 Dimension (cm): 7.5 x 5.3 x 0.2
EAN: 3346030011850 ASIN: B0000AMKFZ
Date de parution: Septembre 16, 2003 Disponibilité: Expédition sous 1 à 2 jours ouvrés Expédition: Livraison internationale disponible Condition: sous cellophane
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Un essentiel Amazon.fr Orson Welles "aborde chaque film comme s'il était son premier, et devait être aussi son dernier, avec l'enthousiasme d'un homme qui découvre le cinéma et, tout à son émerveillement, le réinvente du même coup". Qu'ajouter aux propos que consacrent les auteurs de l'indispensable 50ans de cinéma américain, Bertrand Tavernier et Jean Pierre Coursodon, à l'auteur de Citizen Kane? Chef-d'uvre d'un jeune homme de vingt-cinqans qui signe là son premier film, cette biographie (à peine voilée) du magnat de la presse, Randolph Hearst, n'a pas fini de livrer ses secrets. Audace de sa construction en flash-back, polyphonie narrative, culot d'une mise en scène qui élève au rang de plan ultime la moindre profondeur de champ, maîtrise d'un montage qui amplifie les leçons d'Eisenstein, Orson Welles donne avec son grand uvre tout son génie créatif. Au point de l'épuiser, comme l'atteste sa production ultérieure – 12 films fulgurants, parfois chaotiques et foutraques. Comme si les effets magiques du fameux Rosebud n'avaient duré que le temps d'un film. Et quel film! Heureux ceux qui n'ont pas encore été touchés par les effluves de ce bouton de rose et qui n'ont pas encore foulé le palais de Xanadu
Car, comme le résumait Jean Gabin à Michel Audiard en découvrant le film vingtans après sa sortie: "Celui-là, vous avez dû le sentir passer..." --Sylvain Lefort
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IL Y A UN AVANT ET UN APRES CITIZEN KANE Avril 1, 2008 3 sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
C'est François Truffaut qui a dit cela un jour : il y a un avant et un après CITIZEN KANE. On sait toutes les prouesses techniques réunies dans ce film. Pourtant, comme le souligne quelqu'un, le procédé de flash back était déjà utilisé avant, et en France, avec LE JOUR SE LEVE de Carné. La contre plongée aussi était une figure de style utilisée en Europe, par Murnau, Lang, et que John Ford aussi affectionnait. LA CHEVAUCHEE FANTASTIQUE (1939) était le film de chevet de Welles pendant le tournage. Mais alors pourquoi CITIZEN KANE donne l'impression d'être si précurseur ? Car Orson Welles a poussé ces procédés jusqu'au paroxysme. Et cela lui venait de ses années de théâtre.
Que voit-on sur une scène de théâtre ? Des acteurs à gauche et à droite, mais aussi à l'avant scène et à l'arrière fond. Des voix qui viennent de tous côtés, se mélangent. Pour le spectateur du premier rang, on voit les cintres, le plafond, et pour ceux du fond ou du balcon, on voit la scène en petit. Pour signifier un changement de lieu, en cours de scène, il suffit de pousser un décor sur roulettes, faire disparaître une chapelle, et apparaître trois arbres en cartons, et vous passez d'une messe à un champs de bataille. Orson Welles a tout simplement voulu filmer l'équivalent, mais en deux dimensions, sur un écran plat. La RKO lui ayant donné carte blanche et budget illimité pour sa première réalisation, Welles a recruté le meilleur chef opérateur, a bidouillé les caméras, s'est servi de trompe-l'aeil, de maquettes, de transparence, de bande d'actualité retouchées. On le savait passionné de prestidigitation, et bien il a joué au magicien, au sorcier, en créant un objet cinématographique inédit.
Sa mise en scène a évidemment choqué, public et professionnels. Comparez avec LE DICTATEUR, l'autre chef d'oeuvre tourné cette même année. Les mises en scènes de Chaplin de Welles sont aux antipodes. Les deux hommes s'appréciaient, et ont même imaginé un projet commun, MONSIEUR VERDOUX, que Chaplin tournera finalement seul. Mais cela vous donnera une idée du bond en avant réalisé par Welles. Cette façon de faire, d'organiser l'espace, de travailler l'image, le montage, a considérablement influencé des générations de metteurs en scène. Quel film fantastique, de l'excellent BATMAN de Tim Burton, au récent THERE WILL BE BLOOD de PT Anderson, ne sont pas traversés par l'esprit de CITIZEN KANE ? Il faudra attendre Godard et A BOUT DE SOUFFLE (20 ans plus tard), pour vivre une seconde révolution dans la manière de tourner des films.
Cette mise en scène est au service d'une intrigue forte, à la construction osée, mêlant flash back, voix off, scènes chorales. Welles s'attaque à Hearst, le magna de la presse. Ce dernier contrôlait les médias, les cinémas, et l'échec du film était inévitable. Les scènes d'enfance sont poignantes, l'ivresse du succès s'efface avec le temps, les amis s'éloignent, Kane est un homme seul, son adoration pour sa maîtresse est pathétique, ses millions ne comblent pas le vide, le manque, le traumatisme. Rosebud mot mythique, auquel se rattache tout un pan de vie. Les hommes y sont finalement sales, corrompus, malhonnêtes. Welles, à l'instar de Renoir dans LA REGLE DU JEU ne mâche pas ses mots.
CITIZEN KANE est un film qui déborde de vie, truculent, drôle, mélodramatique, c'est un manège coloré qui tourne à toute vitesse, fait de bruits, de musique, de cris. Comme un des internautes, j'ai moi aussi découvert ce film au Champollion, à Paris, au même âge ! Difficile de s'en remettre, difficile de ne pas trouver les autres films fades après celui-là. On en ressort des images plein les yeux, des images qui vous marquent à jamais. Et honnêtement, presque 70 ans plus tard, le film garde toute sa puissance. Il reste une référence. Ce n'est pas un classique poussiéreux, ni un objet d'adoration pour cinéphiles avertis. C'est une oeuvre puissante, ambitieuse, colossale, qui fait honneur au cinéma, et surtout, qui reste accessible à tous.
mon avis de profane... Janvier 4, 2008 2 sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
Je ne serai pas aussi volubile que les autres commentateurs et mes remarques seront très certainement moins techniques. Je me suis par curiosité penchée sur ce "monument" du cinéma américain et quelle découverte!une impression que l'écran est toujours "plein": une ombre, un cadrage, un plan ... tout est utilisé pour faire sens. L'image se donne à lire au spectateur qui n'est plus simplement vautré dans son fauteuil en attendant que ça se passe.Quel plaisir! A voir en VO pour retrouver le charme complet quelque peu désuet du film.Vous avez dit "rosebud"?
LE Chef d'Oeuvre Décembre 16, 2006 17 sur 18 ont trouvé ce commentaire utile
Un milliardaire américain, Charles Foster Kane, empereur de la presse du pays, meurs en prononçant ce mot énigmatique : Rosebud (Bouton de Rose). Des journalistes chargés de faire sa biographie sur pellicule s'interroge sur la signification de ce mot, l'un d'entre eux décide donc de mener son enquête, interrogeant les différentes personnes ayant fait parti de la vie de Kane.
Si ce film a acquis une telle renommée, c'est qu'il a révolutionné le cinéma, rien qu'une des premières séquences, un long pastiche d'une hagiographie journalistique imitée à la perfection, plans courts et percutants, enchaînement de scènes avec fondu, rythme rapide, dès le début Orson Welles en met plein la vue.
La structure du film est également une première, elle est constituée de flashbacks déclenché par les témoignages ou les mémoires de divers personnes, maintenant ce procédé est utilisé partout, mais ce film date de 1941.
Quant à la photographie et le montage, ils sont exceptionnels, une quantité incroyable de plan est à couper le souffle, chaque scène innove : plan-séquences, saut dans le temps sans coupure, cadrages audacieux, jeux de lumières flamboyants, décors somptueux, il y a beaucoup à dire.
Mais le film n'est pas seulement une prouesse au plan technique, c'est aussi une magnifique histoire, celle d'un personnage aux multiples facettes, solitaire, détestable et attachant, incarné également par Orson Welles qui, en plus de dynamiter à la réalisation, est un formidable acteur doté d'une grande prestance dont le jeu évolue suivant les différents passages de la vie de Kane. Les autres acteurs ne sont pas en reste, d'autant plus qu'ils étaient peu connus à l'époque.
Une superbe histoire donc, mais également une véritable charge contre les aspects verreux du système américain, dénonçant le contrôle de l'opinion publique, la corruption et l'écran de fumée du rêve américain et des self-made men, toujours sur un ton ironique, toujours aussi actuel.
Orson Welles réalise l'exploit de faire un film fabuleux sur tous les plans, un film unique qui a marqué le cinéma à tout jamais.
Une légende un peu surfaite Octobre 18, 2005 12 sur 46 ont trouvé ce commentaire utile
Avant de voir ce film, il faut impérativement faire abstraction de toutes les critiques qui le considèrent comme un monument du cinéma américain. Un monument ? certainement au vu de la manière de filmer, des techniques utilisées et de la manière extrêmement moderne d'aborder un sujet. Orson Welles a du génie et personne ne peut le nier. Le casting est impressionnant et bien choisi. Maintenant, au niveau du scénario, c'est parfois un peu confus et un peu longuet et l'histoire n'est pas trop captivante. Il est peut-être préférable d'analyser chaque scène plutôt que le film dans son ensemble. Il faut avoir vu ce film au moins une fois mais une fois, c'est suffisant.
A voir, mais... Mars 17, 2004 22 sur 42 ont trouvé ce commentaire utile
Matin Scorsese à propos de "Citzen Kane" d'Orson Welles : "Un jeune magicien envoûté par sa propre magie". Cette opinion est très juste car elle implique à la fois le talent incontestable d'Orson Welles, mais également les inconvénients que cela comporte : parfois l'autosuffisance, souvent le désir d'en faire trop. L'autosuffisance dans l'histoire : une banale histoire de corruption, certes, la construction avec les flashbacks est ingénieuse et efficace, mais de là a dire "révolutionnaire"... "Le jour se lève" de Marcel Carné et Jacques Prévert utilisait déjà ce procédé 2 ans plus tôt. Et enfin, le désir d'en faire trop dans les cadrages : profondeur de champ, plongée, contre-plongée... La technique prends souvent le dessus sur l'émotion. Un film un peu surestimé à mon goût, mais qui reste tout de même à voir.
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