Boulevard du crépuscule (Edition Collector) | 
| Directeur: Billy Wilder Acteurs: William Holden, Gloria Swanson, Erich Von Stroheim, Buster Keaton, Jack Webb Studio: Paramount
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Dimension: Noir Et Blanc, Dolby, Plein écran, Mono, Pal Langues: Français (Subtitled), Anglais (Subtitled), Français (Original Language), Anglais (Original Language) Classement: Tous publics Nombre d'articles: 1 Poids (kg): 0.2 Dimension (cm): 7.5 x 5.3 x 0.6
EAN: 3333973124808 ASIN: B00008JNED
Date de parution: Mars 13, 2003 Disponibilité: Habituellement expédié sous 24 h
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Un Essentiel Amazon.fr Ce film noir de Billy Wilder, devenu un classique, n'a pas pris une ride et continue à choquer, faire rire et étonner. Abordant les thèmes du vieillissement et de la mort à Hollywood, il est avant toute chose servi par une excellente distribution. Aux côtés de William Holden, en jeune scénariste fauché et cynique, Gloria Swanson interprète un rôle bien proche d'elle-même. Elle est éblouissante en vieille gloire du muet, oubliée d'Hollywood et rêvant toujours à un hypothétique come-back. Erich von Stroheim, acteur mais surtout metteur en scène de légende (Les Rapaces), qui dirigea Gloria Swanson dans La Reine Kelly, incarne ici son valet, alors que CecilB. DeMille joue ici son propre rôle. Boulevard du Crépuscule fait partie de l'histoire du cinéma et de la culture populaire, sans pour autant être devenu une relique. Au contraire, ce film, sorti en 1950, n'a absolument pas vieilli, et ce DVD arrive à point nommé pour le rappeler. --Jim Emerson
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Ôde au cinéma disparu Août 22, 2007 9 sur 10 ont trouvé ce commentaire utile
A Hollywood, Sunset Boulevard est l'avenue ou se concentrent les villas des stars du cinéma. Derrière les haies, se cache la maison de Norma Desmond, ancienne actrice du cinéma muet, poussée vers la sortie avec l'introduction du parlant. C'est désormais une femme âgée, vivant seule parmi ses souvenirs, dans un mausolée érigé à sa gloire.
Quand son chemin croise celui de l'écrivain-scénariste sans le sou, Joe Gillis, elle lui propose de l'embaucher pour retravailler un manuscrit qu'elle griffonne depuis des lustres. Sa production est mauvaise, mais l'homme se tait. Le besoin d'argent se faisant pressant, il accepte ce marché délicat et s'installe chez Norma.
Bien entendu, Gillis est ferré à cette actrice redoutable, persuadée que les studios supplient pour son retour imminent, inconsciente du temps qui passe et de l'oubli dans les mémoires collectives.
Alors oui, ce film est un drame que l'éblouissante Gloria Swanson met à l'honneur, se mettant quasiment à nu dans ce rôle qui lui colle à la peau. "Sunset Boulevard" est LE film qui parle de la cruauté régnant à Hollywood, du désespoir de ces stars laissées à l'abandon, du ravage créé par le cinéma parlant avec son exigence de mots, toujours des mots, comme le clame Norma Desmond lors de sa première rencontre avec Gillis.
Ce film est aussi un drame car un homme est mort, ainsi s'ouvre l'histoire. Un corps flotte dans la piscine. La police, les photographes et les curieux se pressent pour contempler le carnage. Pour opposer une entrée en matière troublante, Wilder va donc boucler son film sur une scène tout aussi grandiloquente. Clap de fin.
Dans "Sunset Boulevard", on ne fait pas qu'évoquer les déboires causés par le nouveau cinéma sur ce qui fut l'ancien temps, le scénario montre aussi ces figures légendaires. Il n'est donc pas étonnant d'y croiser, en personne, Cecil B. De Mille, Erich Von Stroheim, Hedda Hopper, Buster Keaton, plus des clins d'oeil à Charlie Chaplin.
Et, par-dessus tout, j'ai pu constater que la fascination porte désormais le nom de Gloria Swanson. Non contente d'être resplendissante, c'est une actrice au charme ravageur, une femme bouleversée et décidée de se battre pour l'amour de ce jeune homme. Gagnée par l'amertume et l'abattement, Norma Desmond va pourtant sortir ses griffes, user de ruses de sioux pour tromper la détresse grandissante.
Souvent catalogué comme étant un drame psychologique, "Sunset Boulevard" possède bien des mystères cachés, des ressources à exploiter, des pistes à débusquer, des merveilles à percer. Voir et revoir ce "Boulevard du Crépuscule", ne jamais s'en lasser, applaudir la pléiade d'acteurs, crier au génie de Billy Wilder, bref s'en remplir les yeux, la tête et le coeur !
A movie for lover of movies Octobre 8, 2006 6 sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
"Life which can be so minuscule had taken pity on Norma Desmond. The dream she had clung to so desperately had enfolded her."
Movie script writer Joe Gillis found him self in the sunset of his career. While escaping auto preprocessors, by accident or fait he turns into a driveway on Sunset Boulevard and begins a new chapter with a mysterious actress who is in the sunset of her career.
This play in three acts is packed with stars of the time. Many of the Stars and the writer reflect their real lives in the story. I am not going to bring up a list because they are fun to discover as they show up on the screen.
Even though the movie can hold its own and is worth re-watching, be sure to get a DVD with the audio commentary. The commentary helps you see what you are watching; it also covers the original beginning of the movie.
I have been tented before viewing this movie by watching then Carol Burnet version.
Le plus beau Wilder Juillet 19, 2006 37 sur 37 ont trouvé ce commentaire utile
Dans la villa de Norma Desmond, gloire oubliée du cinéma muet, le temps est suspendu. Norma vit dans un univers qu'elle veut clos, ou tout se répète à l'infini, un univers de gestes ritualisés (les parties de cartes avec les figures de cire , la projection de films muets -Queen Kelly- cent fois vus), une totalité retrécie, une réalité atrophiée mais qu'elle contrôle entièrement, ou rien ne peut ni ne doit lui échapper. L'absence de poignées à toutes les portes de la demeure, au-delà de l'explication pratique donnée par Von Stroheim, symbolise ce désir de contrôle de l'ensemble de l'espace qu'elle s'est assigné. L'extérieur est aboli. En reprenant une catégorisation deleuzienne, le hors champ, c'est le reste du monde.
Mais, il n'existe pas de monde parfaitement clos. L'irruption de William Holden, scénariste fauché harcelé par les huissiers, en est la preuve. Deux univers entrent en collision, deux ensembles se découvrent une intersection, par hasard : Un pneu crevé, le désir d'échapper à ses poursuivants, la dissimulation de sa voiture dans le garage d'une propriété qu'il croit abandonnée et le jeune scénariste pénètre dans le royaume suranné d'une Salomé au parfum de naphtaline.
La faille se manifeste. Norma travaille depuis des années à un script affligeant, qu'elle soumet à son jeune visiteur. Sans être vraiment malhonnête (à la fin, il refusera de garder les cadeaux qu'il a reçus), Holden en profite pour se faire engager et payer par Norma pour l'aider à corriger son scénario. Il éprouve une sorte de compassion malsaine pour cette vieille actrice pathétique, névrosée et suicidaire ; par un mélange d'intérêt et de pitié (la pitié dangereuse de Zweig), il devient son amant ; mais plus que son amant, il devient sa créature, sa marionnette ; il se laisse avaler par cet univers immobile et figé, ou le temps ne passe pas. La nuit, il s'évade pour retrouver le monde des vivants. D'ailleurs, dans tout le film, on ne ressent le passage du temps que lorsque William Holden sort de la propriété de Norma. Ce bonheur factice s'écroule lorsque de Mille refuse le script de Norma et lorsque Holden décide de la quitter. Elle abat son amant qu'on retrouve flottant dans la piscine ( Ce pauvre jeune homme qui avait toujours rêvé d'avoir une piscine ).
La narration est parfaite, les dialogues brillants, l'ironie à fleur de peau, les acteurs au sommet (Gloria Swanson en Charlot est un grand moment, Von Stroheim tel qu'en lui-même, Holden dans son premier vraiment grand rôle), le noir et blanc magnifiquement suggestif et contrasté. Le plus beau et le plus noir des films de Wilder, avec Fedora.
Inoubliable boulevard Novembre 5, 2005 30 sur 33 ont trouvé ce commentaire utile
Que dire qui n'ait déjà été dit ? Que c'est peut-être un des meilleurs films de tous les temps ? Que la rencontre alchimique de Gloria Swanson, Von Stroheim et Holden, sous l'égide de Wilder, a fait naître une pierre philosophale du cinéma ? John Boorman a dit un jour : "le cinéma, c'est transformer l'argent en lumière et la lumière en argent." Ca n'a sans doute jamais été aussi vrai que pour ce film.
Très profond Septembre 5, 2004 22 sur 23 ont trouvé ce commentaire utile
Ce film est un documentaire de premier ordre sur Hollywood... mais il y en a une foule d'autres qui rendent le même service. Ce qui fait sa rare valeur est donc encore à chercher ailleurs. Il s'agit à mon sens de la remarquable mise en valeur du narcissisme de Norma Desmond, qui doit être d'ailleurs la chose du monde la mieux partagée chez les acteurs ; et voilà pourquoi ce thème ne vieillit pas. Gloria Swanson rend d'une manière magistrale ce trait de caractère, et elle est d'autant plus touchante que la carrière du personnage qu'elle incarne a une grande ressemblance avec la sienne propre.
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