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Le Tricorne / La Vie brève (Interlude & danse) L'Amour sorcier (coll. Decca Legends) | 
| Artistes: Manuel De Falla, Ernest Ansermet, Teresa Berganza (soprano), Marina De Gabarain (mezzo-soprano), Orchestre De La Suisse Romande, Ernest Ensermet (direction) Créateurs: Manuel De Falla, Ernest Ansermet, Teresa Berganza (soprano), Marina De Gabarain (mezzo-soprano), Orchestre De La Suisse Romande, Ernest Ensermet (direction) Étiquette: Decca
Prix de liste: EUR 13,68 Acheter Neuf: EUR 4,90 Vous épargnez: EUR 8,78 (64%)
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Média: CD audio Temps restant: 69 Disques: 1 Poids (kg): 0.2 Dimension (cm): 5.5 x 5 x 0.5
MPN: 466991 CUP: 028946699126 EAN: 0028946699126 ASIN: B00004TEUY
Date de parution: Juin 5, 2000 Disponibilité: Expédition sous 1 à 2 jours ouvrés Expédition: Livraison internationale disponible Condition: NEUF - Envoyee par avion des USA sous 24 hrs - Livraison en moyenne de 7 a 14 jours ouvres - Tous les DVDs = Region 1 (USA/CA) - Excellent service clientele en francais - Achetez en toute confiance !
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| Pistes:
| • | El Sombrero De Tres Picos : Introduction 1ère Partie | | • | El Sombrero De Tres Picos, 1ère Partie : Après-Midi | | • | El Sombrero De Tres Picos, 1ère Partie : Danse De La Meunière | | • | El Sombrero De Tres Picos, 1ère Partie : Les Raisins | | • | El Sombrero De Tres Picos, 2ème Partie : Danse Des Voisins | | • | El Sombrero De Tres Picos, 2ème Partie : Danse Du Meunier | | • | El Sombrero De Tres Picos, 2ème Partie : Danse Du Corregidor | | • | El Sombrero De Tres Picos, 2ème Partie : Danse Finale | | • | La Vida Breve : Interlude & Danse | | • | El Amor Brujo : Introduction...Dans La Cave | | • | El Amor Brujo : Chanson De L'Amour Douloureux | | • | El Amor Brujo : Apparition Du Revenant...Danse De La Frayeur | | • | El Amor Brujo : Le Cercle Magique...Minuit | | • | El Amor Brujo : Danse Rituelle Du Feu | | • | El Amor Brujo : Scène | | • | El Amor Brujo : Chanson Du Feu Follet | | • | El Amor Brujo : Pantomine | | • | El Amor Brujo : Danse Du Jeu D'Amour | | • | El Amor Brujo : Les Cloches Du Matin |
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Ansermet dirige Falla : un témoignage historique, splendidement enregistré Juin 28, 2008
Ernest Ansermet fut un interprète historique de la musique de Manuel de Falla, dirigeant notamment la première représentation londonienne du "Sombrero de tres Picos" le 22 juillet 1919 au Théâtre Alhambra de Leicester Square, décoré et costumé par Picasso pour les Ballets Russes de Diaghilev.
Une image épico-dramatique d'un morceau de vie espagnole : c'est ainsi que le maestro helvète qualifiait ces mésaventures chorégraphiques du corregidor courtisant la jolie meunière, au dam de son époux. C'est une autre histoire de jalousie que met en scène "El amor brujo", nous plongeant dans une Andalousie fantasmagorique : une bohémienne exorcise le spectre de son ancien amant par la célèbre danse rituelle du feu .
Ansermet avait déjà gravé "Le Tricorne" en 1955 avec la voix de Suzanne Danco. Le présent disque réédite la version de 1961 avec la jeune Teresa Berganza et le même orchestre de la Suisse Romande : la vigueur rythmique et la caractérisation dramatique s'incarnent dans cette version pétulante, somptueusement flattée par les micros de Decca. Ce témoignage domine toujours hautement la discographie, même si l'on doit aussi entendre la mezzo madrilène sous la baguette étincelante de Seiji Ozawa à Boston (DG).
Berganza s'illustra aussi dans "L'Amour Sorcier" avec Garcia Navarro (DG) mais la suave prestation de Marina de Gabarain, captée en octobre 1955 à Genève, bénéficie ici d'une direction suprêmement attentive. En marge d'approches instrumentales authentiquement flamenquistes (comme Josep Pons jouant la version originale de 1915 avec ses musiciens catalans, pour le label Harmonia Mundi), le chef suisse obtient une transparente limpidité qui classicise instantanément le langage musical du compositeur, et révèle magistralement ce qu'il avait écrit à son sujet : Falla ouvre à la musique espagnole la voie de l'universalité .
La musique espagnole vue sous un autre angle, mais non inintéressant Avril 20, 2007 1 sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
Manuel de Falla vit le jour à Cadix le 23 novembre 1876. Son père était Andalou, sa mère Catalane. Tout jeune, Manuel de Falla eut une révélation : une symphonie de Ludwig van Beethoven. Cette audition éveilla sa vocation de compositeur. Il commenca dès l'âge de huit ans l'étude du piano avec des enseignants de province, avant de devenir, en 1890, l'élève d'un pianiste de haut niveau, José Trago. Après avoir obtenu un prix de piano, il fut, de 1896 à 1898, élève au Conservatoire de Madrid, ou il eut pour professeur de composition Felipe Pedrell. A cette époque, il composa quelques "zarzuelas" (opérettes espagnoles), avant de prendre part à un concours organisé par l'Académie des Beaux-Arts et pour lequel il composa son opéra "La vida breve" en 1904-1905 ; l'on peut considérer aujourd'hui cet opéra comme un exercice pour achever sa formation à l'instrumentation avec Felipe Pedrell (il s'agit de son seul "grand" opéra achevé). En 1907, il se rendit à Paris ou il séjourna jusqu'en 1914 ; il se lia d'amitié durant cette période avec les compositeurs Claude Debussy, Maurice Ravel, Paul Dukas et Isaac Albeniz (qui l'influencèrent fortement et le marquèrent de leur empreinte), ainsi qu'avec le pianiste Ricardo Vines, qui joua et créa ses "pièces espagnoles" ; c'est ce pianiste qui suggéra à Manuel de Falla de composer ses trois pièces pour piano et orchestre "Nuits dans les jardins d'Espagne". De retour en Espagne (après avoir contracté une maladie vénérienne), il s'établit à Madrid, ou il composa les ballets "L'Amour sorcier" en 1915, et "Le Tricorne" en 1917, tous deux destinés aux fameux "Ballets Russes" de Sergueï Diaghilev. Le décès de ses parents en 1919 le conduisit à s'établir à Grenade, ou il vécut avec sa soeur jusqu'en 1939. C'est à cette époque que le princesse Edmonde de Polignac lui commanda un petit opéra, "Le retable de maître Pierre". C'est à peu près à cette même époque également qu'il composa pour la grande claveciniste Wanda Landowska son concerto pour clavecin, flûte, hautbois, clarinette et violoncelle (en 1923-1926). En 1927, il s'attela à la composition d'un second "grand" opéra, "L'Atlantida", qu'il laissa inachevé, malgré un travail acharné jusqu'à sa mort. La dernière oeuvre qu'il composa avant la guerre civile espagnole fut les quatre "Homenaje" pour orchestre (pour Enrique Arbos, Claude Debussy, Paul Dukas et Felipe Pedrell). Après cette guerre, Manuel de Falla s'exila en Argentine, ou il vécut jusqu'à sa mort. Il y fut invité à diriger quelques concerts pour le vingt-cinquième anniversaire de l'Institut culturel de Buenos Aires. Quelques jours avant son soixante-dixième anniversaire, il succomba à une crise cardiaque résultant d'une longue maladie, et ce sans réaliser son dernier désir de terminer ses jours dans un couvent proche de Cordoba (dans l'Alta Gracia). Manuel de Falla explora un bon nombre de styles musicaux. L'opéra : "La vida breve" (1904-1905), "Le retable de maître Pierre" (1919-1922) & "L'Atlantida (inachevé) ; la "musique de scène" : "Solea" (1916) ou "El gran teatro del mundo" (1927) ; la musique vocale (mélodies) : les trois "mélodies sur des poèmes de Théophile Gautier" pour soprano et piano (1910) ou "Psyché", mélodie pour soprano, flûte, harpe, violon, alto et violoncelle (1924) ; la musique orchestrale : concerto pour clavecin, flûte, hautbois, clarinette, violon et violoncelle (1923-1926), "Nuits dans les jardins d'Espagne" (cycle de trois pièces pour piano et orchestre, 1911-1915) ou quatre "Homenajes" pour orchestre (1920-1939) ; la musique de chambre : "Romanza" pour violoncelle et piano (1899) ou "Serenata andaluza" pour violon et piano (1899) ; de la musique pour piano : quatre "pièces espagnoles" (1902-1908), "Fantasia Betica" (1919) ou "Pour le tombeau de Paul Dukas" (1935). L'opéra "La vida breve" fut donc composé en 1904-1905. Ce fut la première oeuvre importante de la maturité de Manuel de Falla. Il révisa son opéra avant sa création qui eut lieu à Nice en 1913. Il divisa son acte unique en deux scènes ; pour les relier, il amplifia l'"interlude", en lui juxtaposant la magistrale "danse" ; ces deux pièces sont munies d'un fort caractère andalou. "El amor brujo" (l'amour sorcier), ballet pour mezzo-soprano et orchestre, fut composé en 1914-1915. A l'origine, cette "gitanerie musicale" en seize tableaux fut écrite pour "cantaora" (chanteuse de flamenco) et orchestre de chambre. C'était une "pantomime" dansée avec dialogues et chants. La pantomime fut composée par Manuel de Falla suite à la demande de Pastoria Imperio (considérée alors comme la plus grande danseuse de flamenco). L'oeuvre, qui fut créée en 1915, ne rencontra aucun succès. Manuel de Falla la remania donc, en 1916. Il la réorchestra pour un orchestre symphonique, avec une voix de mezzo-soprano. Il supprima les parties dialoguées et ne conserva que trois des parties chantées. En 1925, Manuel de Falla transforma sa "pantomime" en ballet avec le même effectif pour orchestre et mezzo-soprano. Le ballet fut créé à Paris. C'est sous cette forme qu'est popularisée l'oeuvre aujourd'hui. En voici le synopsis : la gitane Cardela est hantée par le fantôme de son ancien amant. Pour pouvoir aimer librement Carmelo, elle trouve un moyen pour rompre le maléfice et éloigner à jamais le revenant en détournant sont attention vers une autre femme. En 1919, Sergueï Diaghilev, maître de la compagnie des Ballets Russes, entendit pour la première fois les trois pièces pour piano et orchestre "Nuits dans les jardins d'Espagne" de Manuel de Falla ; il tenta de convaincre le compositeur que cette oeuvre aurait convenu à un ballet ; mais de son côté, Manuel de Falla lui soutint qu'il préférait transmuer une "pantomime" qu'il avait déjà omposée quelques années auparavant, "El corregidor y la molinera" (le magistrat et la meunière), en un ballet à plus grande échelle. Celà donna "El sombrero de tres picos" (le tricorne). L'oeuvre fut créée en juillet 1919 à l'"Alhambra", à Londres ; les décors et costumes furent signés non moins que par Pablo Picasso. Sergueï de Diaghilev souhaitait que le ballet fut dirigé par la première par Manuel de Falla en personne ; le compositeur ne pensait pas posséder la technique suffisante pour assumer cette tâche ; c'est le chef d'orchestre suisse Ernest Ansermet (qui dirige les trois oeuvres du présent compact-disc) qui en assura la création. Ce ballet possède deux points commun avec le précedent : il est composé pour un orchestre symphonique avec une mezzo-soprano, et le librettiste (le parolier) est le même : Gregorio Martinez Sierra. A noter que ces trois oeuvres (enfin, deux, plus deux extraits orchestraux de l'opéra "La vida breve) jouissent encore à l'heure actuelle d'une grande popularité et d'une grande affection, tant des interprètes que du public. Ernest Ansermet (1883-1969), grand chef suisse devant l'éternel, oeuvra énormément pour la musique de son époque ; il créa beaucoup d'oeuvres de compositeurs qu'il cotôya (Arthur Honegger, Maurice Ravel, Albert Roussel, Igor Stravinski, Manuel de Falla ou Béla Bartok). Comme je l'ai signalé plus haut, Ernest Ansermet créa le ballet "El sombrero de tre picos" en 1919 ; quarante-deux ans aprés, il enregistra l'oeuvre avec la (jeune) mezzo-soprano espagnole Teresa Berganza. Quelques jours plus tard, toujours en février 1961, il grava l'"interlude" et la "danse" de l'opéra "la vida breve". Le ballet "l'amour sorcier" fut quant à lui gravé en octobre 1955, avec le concours de la mezzo-soprano espagnole Marina de Gabarain. Justement, cette mezzo-soprano est "hors-concours", tant son style de chant est suranné. Chaque syllabe prononcée connaît un incessant vibrato ; de plus, les syllabes semblent mâchées et bâclées par la chanteuse ; j'ai un respect infini pour chaque interprète quel qu'il soit, mais là, je dois avouer que je suis effaré par l'amateurisme de cette chanteuse... Passons. Quant à l'orchestre de la Suisse Romande, il plonge l'auditeur dans un vrai "conte d'amour sorcier", dès l'introduction. Sur les treize pièces proposées ici (la "romance du pêcheur" est omise, pourquoi, nul ne le sait...) seule la "danse de la frayeur" n'éffraie pas. Les douze autres morceaux du ballet sont joués avec un sens du rythme implacable par l'orchestre de la Suisse Romande. Ernest Ansermet, dans cette oeuvre et les deux autres, offre une direction très "espagnole", très "caliente" ; mais sa phalange n'est pas espagnole, et les timbres de l'orchestre sonnent très "européens". Mais ce son-là conduit comme il l'est par Ernest Ansermet donne une approche de ce ballet (et des deux autres oeuvres) plus qu'intéressante et très analytique, très proche de l'esprit "Falliste" plutôt que de l'esprit "espagnol" en fin de compte. A signaler que la prise de son assez ancienne (1955) déssert malgré ce "beau son" les timbres individuels des instruments (notamment les hautbois). Le ballet "Le tricorne", par contre, bénéficie de la voix mille fois supérieure de Teresa Berganza. La grande "Carmen" (de Georges Bizet) qu'elle fut une quinzaine d'années plus tard se pressent déjà ; la mezzo-soprano (et non soprano comme il est indiqué au verso du boîtier du compact-disc et dans le livret) fait ressortir son sang ibérique et se surpasse pour donner à ce mini-drame toute le lyrisme qu'il requiert. Il faut malgré tout déplorer une prise de son qui ne l'avantage guère et la place assez loin derrière l'orchestre... L'orchestre de la Suisse Romande sonne très "européen" là encore, et la direction très "Falliste" d'Ernest Ansermet porte ce mini-drame sur un pinacle. De plus, la prise de son de l'orchestre est ici meilleure, plus claire et plus équillibrée. Les deux pièces extraites de l'opéra "La vida breve" font regretter à l'auditeur qu'Ernest Ansermet n'enregistra jamais l'intégralité de cet opéra, avec Teresa Berganza dans le rôle-titre (qui chanta d'ailleurs le rôle-titre sous la direction de Luis Antonio Garcia Navarro, en 1978, pour le label Deutsche Grammophon)...
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