Mieczysaw Weinberg: Concertos [Hybrid SACD] | ![Mieczysaw Weinberg: Concertos [Hybrid SACD]](http://ecx.images-amazon.com/images/I/51NVxUcIvOL._SL500_.jpg)
| Créateurs: Claes Gunnarsson, Urban Claesson, Mieczyslaw Weinberg, Thord Svedlund, Gothenburg Symphony Orchestra Étiquette: Chandos
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Dimension: Super Audio Cd Média: CD audio Temps restant: 79 Disques: 1 Poids (kg): 0.2 Dimension (cm): 5.5 x 5 x 0.5
CUP: 095115506424 EAN: 0095115506424 ASIN: B0018OKH0U
Date de parution: Juin 26, 2008 Disponibilité: Expédition sous 1 à 2 jours ouvrés Expédition: Livraison internationale disponible Condition: Expedie n'importe ou en France a partir de North Carolina,USA ! Votre commande sera livree dans les 10 a 14 jours! REGION 1 DVD. Nous expedions seulement par avion. Politique de trente jours de garantie de satisfaction. Merci de vos affaires!
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| Pistes:
| • | I. Adagio - Andante Leggiero - Adagio | | • | Ii. Allegro Con Fuoco - Cadenza (Lento) | | • | Iii. Andantino Leggiero - Adagio | | • | I. Allegro | | • | Ii. Largo | | • | Iii. Allegretto - Andante Molto Ritenuto - Largo | | • | I. Allegro Molto | | • | Ii. Largo | | • | Iii. Allegro Comodo | | • | I. Allegro | | • | Ii. Andante | | • | Iii. Allegretto |
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| Commentaires des clients:
Un disque pour Audiophile Mélomane Novembre 15, 2008 2 sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
Nombreuses sont les références du label Chandos à posséder un sens didactique propre à satisfaire celui qui cherche à sortir des sentiers battus. C'est le cas de celle-ci qui porte à notre connaissance l'un des volets les plus intéressants de la musique russe du XXe siècle. Juif polonais, c'est en 1939, à l'âge de vingt ans, que Mieczyslaw Weinberg dut fuir son pays pour échapper à l'envahisseur nazi. Ayant trouvé refuge en Union Soviétique, c'est là qu'il subsista sous l'aile protectrice de Chostakovitch, jusqu'à ce que la mort de Staline, en 1953, génère les conditions nécessaires à affranchir sa créativité. Compositeur prolixe, les oeuvres interprétées ici témoignent d'un goût prononcé pour la musique concertante. Qu'elles soulignent le caractère lyrique du violoncelle de Claes Gunnarsson, la volubilité de la flûte d'Anders Jonhäll ou l'expressivité charnelle de la clarinette d'Urban Claesson, toutes sont de celles qui procurent les plus belles sensations que cette forme musicale autorise. Placé sous la direction attentive et précise de Thord Svedlung, l'Orchestre de Göteborg est lui aussi de très bonne constitution. Il possède une pâte sonore fluide et consistante qui enveloppe les solistes avec la sérénité spécifique des meilleures formations. Avantagées par une scène sonore aux dimensions et aux contours réalistes, si sur le papier ces oeuvres ne sont pas des plus parlantes, nul doute qu'à leur écoute l'auditeur les trouvera beaucoup plus loquaces qu'elles n'y paraissent.
Quatre beaux concertos de Weinberg Juillet 25, 2008 10 sur 10 ont trouvé ce commentaire utile
Mieczyslaw (Moishei) Weinberg (Vainberg) est né en 1919 à Varsovie. Fils d'un violoniste et compositeur travaillant pour un théâtre juif de la capitale polonaise, il étudia le piano au conservatoire avec Josef Turczynski. L' occupation allemande le força à fuir la Pologne en 1939, et il se réfugia en URSS. Il vécut tout d'abord quelque temps à Minsk, ou il étudia la composition avec Vassili Zolotarov, un élève de Balakirev et de Rimski-Korsakov. En 1941, il s'installa à Tachkent, et envoya le manuscrit de sa première symphonie à Dmitry Chostakovitch, qui réagit avec enthousiasme et l'invita à Moscou, ou Weinberg résidera de 1943 jusqu'à sa mort, survenue en 1996.
La Fantaisie pour violoncelle et orchestre Op. 52, composée en 1951-1953, a été crée le 23 novembre 1953, dans une réduction pour violoncelle et piano préparée par le compositeur, par Daniil Shafran et Nina Musinian ; il n'existe toutefois aucune trace de la création de la version orchestrale, bien que cette oeuvre ait été enregistrée du temps de l'Union Soviétique (Alla Vasilieva, violoncelle ; Moscow Chamber Orchestra, Rudolf Barshaï, dir. ; LP Melodiya CM 01991-2). Le violoncelle était l'un des instruments de prédilection de Weinberg, instrument pour lequel il a en particulier écrit un concerto (Mark Drobinsky, violoncelle ; State Cinematographic Orchestra, dirigé par Walter Mnatsakanov ; Russian Disc 10 071, 1997 - ASIN B000001LMU), deux sonates avec piano (Alla Vasilieva, violoncelle ; Moisei Vainberg, piano ; Russian Disc 11 026, 1998 - ASIN B000001LNS), un très bel ensemble de Vingt-Quatre Préludes pour violoncelle seul (Yosif Feigelson, violoncelle ; Olympia OCD 594, 1996 - ASIN B0000264U5) et quatre Sonates pour violoncelle seul (Yosif Feigelson, violoncelle ; Olympia OCD 594 & 643, 1996 & 1997 - ASIN B0000264U5 & B00000HZX6). La Fantaisie pour violoncelle, qui comporte plusieurs très beaux thèmes mélodiques, est en un seul mouvement, avec une structure en arche définie par une accélération, puis une décélération progressive : Adagio, Andante leggiero, Allegro con fuoco, Cadense, Andante leggiero, Adagio. Elle présente une surprenante proximité stylistique avec les quatre très remarquables symphonies de chambre, classiques et très épurées, que Weinberg écrira beaucoup plus tard, entre 1986 et 1992.
Le premier concerto pour flûte et orchestre à cordes Op. 75 est également une oeuvre qui mérite d'être connue ; le concerto a été écrit à l'intention de son dédicataire, le flûtiste Alexandre Korneïev, qui en assura la création avec l'Orchestre de Chambre de Moscou dirigé par Rudolf Barchaï le 25 novembre 1961, dans la Grande Salle du Conservatoire de Moscou. Le premier mouvement, aux allures de scherzo, est très brillant et très impétueux, en opposition radicale avec le mouvement lent suivant qui se déroule à la manière d'une passacaille introspective au coloris sombre, qui exploite le registre grave de la flûte. Le Finale débute par une valse dans le style klezmer, comme si souvent et si habilement jaillie de l'imagination du compositeur ; il s'achève dans une atmosphère incertaine, ou des moments d'un bonheur simple et serein alternent avec des évocations plus sombres.
Comme le premier, le second concerto pour flûte et orchestre Op. 148 est dédié à Alexandre Korneïev. Il est instrumenté pour orchestre symphonique ; il en existe toutefois une version pour orchestre à cordes, désignée comme l'opus 148 bis et datée du 17 octobre 1987. La version pour grand orchestre a été donnée pour la première fois hors de Russie, et peut-être même au monde, le 23 octobre 2001 lors d'un concert à Boràs, en Suède, sous la direction de Thord Svedlung. Le climat général de l'oeuvre peut-être qualifié de "pastoral". Le premier mouvement, Allegro, semble tout d'abord tracer une arche prévisible quand, soudain, une diversion sous forme de fugato permet à la musique, tantôt enjouée, tantôt sévère, de prendre des chemins détournés et inattendus, avant de revenir à son point de départ. D'emblée mélancolique, le second mouvement, Largo, emprunte, lui, une voie plus austère, menant à une conclusion morose. Comme dans de nombreux finales weinbergiens, l'Allegretto présente des formules proches de la danse, aux textures sobres et aux harmonies insaisissables. Weinberg y introduit subrepticement des citations de l'Orfeo et Euridice de Gluck, de la Badinerie de la Deuxième Suite BWV 1067 de Bach, et une allusion mélancolique au Concerto pour violon de Brams mène à une conclusion, au moins en apparence, tranquille.
Le concerto pour clarinette et cordes Op. 104, composé en 1970, est un joyaux attendant d'être découvert. Les trois mouvements de ce concerto respectent l'ordre traditionnel vif-lent-vif, et le langage en est austère. Bien que n'utilisant pas à proprement parler la technique du sérialisme, cette Suvre sans tonalité utilise de nombreuses possibilités d'un chromatisme très radical, ce qui la rattache de fait aux Suvres (librement) dodécaphoniques. La texture de l'Allegro initial est sobre, la clarinette s'élevant peu à peu en motifs hérissés et oscillants sur fond d'accompagnement aux pizzicatos insistants. Le mouvement lent est d'un caractère lyrique et chaleureux. La danse à la fois triste et insolente qui constitue le final subit de multiples métamorphoses, avant d'aboutir à une dernière danse agile, à une fausse fin trompeuse et, enfin, à une cadence.
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