Les femmes qui lisent sont dangereuses | 
| Auteurs: Laure Adler, Stefan Bollmann Créateurs: Laure Adler, Stefan Bollmann, Jean Torrent Éditeur: Flammarion
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Média: Broché Pages: 149 Poids (kg): 2.3 Dimension (cm): 10.9 x 8.6 x 0.8
ISBN: 2080115723 Code Décimal Dewey: 704.9'424 EAN: 9782080115720 ASIN: 2080115723
Date de publication: Mars 1, 2006 Disponibilité: Habituellement expédié sous 24 h
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| Commentaires des clients:
Histoire de la lecture chez les femmes Janvier 23, 2007 30 sur 31 ont trouvé ce commentaire utile
Même si le titre peut le laisser supposer, ce livre n'est ni un traité sociologique sur la question, ni une charte revendicative sur le droit de lire des femmes. Il est avant tout à ranger dans la catégorie des beaux livres car il est davantage à contempler. En effet, cet ouvrage réunit quelque cent trente Suvres, en grande partie picturales, représentant chacune une femme en compagnie d'un livre. Il nous offre une galerie, du Moyen Âge au XXe siècle, de portraits de femmes en flagrant délit de lecture. Ainsi, dans la deuxième partie de l'ouvrage, Stefan Bollmann, par ses passionnants commentaires, nous apporte bien des éclaircissements d'une part sur ses propres choix puis sur l'histoire de la lecture chez les femmes.
Mais revenons tout de même au titre qui est à lui seul un puits de réflexions. Les femmes qui lisent seraient dangereuses ! Mais pour qui donc ? Laure Adler développe un tant soit peu certaines conceptions dans une longue et riche préface. Les femmes ont établi, à force de frustrations et de privations, une relation toute particulière avec les livres. Elles ont bien perçu au fil des temps, que la lecture, par les interdits qui l'ont entourée, était sans aucun doute une des clés de leur émancipation. Longtemps, très longtemps, il a été plus ou moins interdit aux femmes de lire. La lecture serait source d'oisiveté alors qu'elles auraient tant à faire au nom de leurs sacro-saintes responsabilités d'épouse et de mère avant tout.
Alors, le livre serait-il objet de perdition voire de perversion ? Ou plutôt l'objet satanique capable de faire basculer un certain pouvoir ? En tout cas, il représente sans aucun doute une arme pour certains, rendant ainsi son utilisatrice dangereuse.
Les réflexions sont multiples et le puits n'est pas près de se tarir.
Voilà donc un beau livre, c'est incontestable. Des Suvres admirables y sont réunies à commencer par la première de couverture qui est déjà à elle seule une magnifique introduction à cette bien belle galerie. Toutefois, je reste convaincue que le titre n'est pas tout à fait approprié à son contenu bien qu'il ait l'immense mérite d'induire de nombreuses réflexions.
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